Projet ANR DGMod : des chercheurs réunis à Saint-Étienne autour de la surveillance des volcans

Projet ANR DGMod : des chercheurs réunis à Saint-Étienne autour de la surveillance des volcans

Les 6 et 7 juillet 2026, l’Université Jean Monnet a accueilli au CSI2 la réunion scientifique annuelle des participants au projet ANR DGMod, consacré au développement de nouvelles méthodes d’analyse pour mieux comprendre l’activité volcanique.

Eruption du Piton de la fournaise en 2022

Ce projet repose sur une collaboration entre des chercheurs en géophysique, mathématiques appliquées et sciences du numérique de la Faculté des Sciences et Techniques de l'Université Jean Monnet ainsi que des Universités de Clermont Auvergne, de Pau et des Pays de l’Adour, de Rouen ainsi que de l’INGV de Catane.

Croiser différentes données pour mieux comprendre l’activité volcanique

Le projet DGMod développe une nouvelle génération de méthodes permettant d’analyser conjointement les données de déformation satellitaires et les variations temporelles de gravité.

L’objectif : mieux discriminer les différentes sources de l’activité volcanique et contribuer ainsi à une meilleure anticipation des éruptions.

Ces travaux doivent également permettre d’exploiter les volumes croissants de données satellitaires et se situent en amont de nouveaux développements instrumentaux pour la mesure de la gravité sur les volcans.

Le Piton de la Fournaise comme cas d’étude


L’illustration présente les données associées à ces trois épisodes : les observations satellitaires InSAR, qui permettent d’étudier les déformations du sol, sont mises en regard des variations de gravité issues des campagnes de gravimétrie.

Afin de prendre en compte des milieux élastiques hétérogènes en trois dimensions, les simulations sont menées à l’aide de méthodes par éléments finis et intègrent notamment des sources de type réservoirs et fractures.

Cette méthode est notamment appliquée à trois éruptions du Piton de la Fournaise survenues en juin, juillet et août 2019, l’un des volcans les plus actifs et les mieux surveillés au monde.

L’illustration présente les données associées à ces trois épisodes : les observations satellitaires InSAR, qui permettent d’étudier les déformations du sol, sont mises en regard des variations de gravité issues des campagnes de gravimétrie.

Cette rencontre à Saint-Étienne s’inscrit dans le cadre de la collaboration scientifique menée entre les différents partenaires du projet ANR DGMod, à la croisée de plusieurs disciplines et avec un même objectif : faire progresser la compréhension des phénomènes volcaniques grâce au croisement des données et des méthodes.

Publié le 26 août 2026